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Agri respect

Les cueillettes Chapeau de paille s’investissent pour défendre la biodiversité de la faune sauvage qui peuple les cueillettes.Si dans une première étape il est nécessaire de bien la connaître pour savoir l’observer, il faut ensuite la protéger et l’héberger et lui permettre d’accomplir son cycle vital le plus souvent annuel.

Ainsi pour supprimer l’usage de la plupart des insecticides ou acaricides sur des bestioles envahissantes comme les pucerons des légumes, les acariens des arbres fruitiers et les thrips des fraisiers, nous réintroduisons des insectes ou des acariens prédateurs en espérant reconstituer l’équilibre naturel entre le prédateur et sa proie.Le panneau ci-dessus, illustre cette technique culturale dénommée Protection biologique intégrée (PBI).

Ces introductions seraient bien vaines si nous ne nous assurions pas que le gîte et le couvert étaient suffisants pour nos amis auxiliaires : nous semons et entretenons des espaces de jachère fleurie pour entretenir les populations d’abeilles quand nos plantes potagères et fruitières ne fleurissent plus en été. Ces jachères abritent aussi des espèces de pucerons typiques des plantes sauvages qui serviront de garde-manger à nos amis syrphes, chrysopes, aphelinus et autres coccinelles.

Dans leur cycle, les insectes ont besoin d’espaces aux matériaux, aux conditions climatiques particulières pour se reproduire ou hiverner. Les hôtels à insectes que l’on voit se multiplier dans les jardins et nos potagers reproduisent ses conditions qui se raréfient dans nos campagnes ou à la périphérie des villes. Nous introduisons ainsi des hôtels à insecte au milieu de nos cueillettes pour accueillir des pinces-oreilles, les carabes qui dévorent œufs de limaces et larves du sol, les abeilles maçonnes et des guêpes solitaires, mais aussi les coccinelles adultes hivernantes, comme l’explique l’illustration ci-dessous.

Dans les cueillettes, nous sommes aussi vigilants à la préservation des animaux de plus grande taille qui par leur activité nocturne ou diurne préservent nos cultures : ce sont des prédateurs comme le célèbre faucon crécerelle reconnaissable de loin à son vol surplace une dizaine de mètres au-dessus du sol ou les différentes chouettes et hiboux qui chassent de nuits les mulots et les campagnols ; il y a aussi le hérisson qui se régale de limaces, escargots, insectes et autres vers, et de nombreux passereaux comme les mésanges bleues ou charbonnières qui se régalent de chenilles, de pucerons, et de coléoptères (même si elles sont végétariennes en hiver).

Nous sommes conscients que tous ces animaux complètent leur alimentation en puisant un peu dans nos récoltes, comme les pince-oreille qui se régalent de pommes en fin d’été quand il fait très sec, en se concurrençant dans le potager, ou en dévorant celui de rang inférieur dans la chaîne alimentaire alors qu’il est aussi un auxiliaire, … Le hérisson va aussi se régaler de larves de carabes ! Mais, nous recherchons à travers cette biodiversité sauvage à entretenir un équilibre avec plus de bénéfices que de risques.